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8 mars : osons exprimer tout notre potentiel

Depuis 1977, le 8 mars, journée internationale des droits des Femmes, vient nous rappeller toutes ces femmes qui se sont battues pour nous, qui nous rappelle que la partie n’est pas encore gagnée et que c’est nous qui portons le flambeau. Ce que je nous souhaite en cette date bilan ? Nous femmes, actrices d’un Maroc Nouveau et Porteuses de Générations Futures, D’avancer, toujours, vers la pleine expression de nos multiples potentiels.

« Journée de la femme », fleurs et autres soins à moins 50 % nous sont inlassablement resservis sur un plateau rose chaque année. Pourtant, le 8 mars n’est pas la « journée de la femme » mais la journée internationale de lutte des femmes pour l’égalité des droits. Si cette journée existe, c’est que nos droits sont encore loin d’être les mêmes que l’autre moitié de l’humanité. Un constat assez flagrant dans le monde professionnel, et plus discret mais bien présent dans l’intimité du foyer.

Le quart à conquérir

Un rapport de la Banque mondiale daté du 27 février, intitulé « Les femmes, l’entreprise et le droit 2019 : une décennie de réformes », ne dément pas cette triste réalité. Noté 73,13 sur 100 pour ce qui touche à l’inclusion économique des femmes, le Maroc n’est pas très loin de la moyenne mondiale (74,71). Autrement dit, les femmes n’ont que les ¾ des droits des hommes.

“Si les femmes pouvaient, comme les hommes, exprimer tout leur potentiel, le monde serait à la fois plus équitable et plus prospère”.
Kristalina Georgieva, présidente par intérim de la Banque mondiale

Exploser le plafond de verre

Le plafond de verre, c’est quoi ? C’est ce mur invisible qui empêche certaines personnes, notamment des femmes, de grimper dans la hiérarchie. Le terme s’applique généralement au monde professionnel et désigne une barrière que l’on s’impose à soi-même dans un sentiment d’illégitimité, ou que la structure hiérarchique met en place implicitement.

Ce système de domination bien intégré par les femmes fait que souvent, nous avons tendance à nous autolimiter nous-mêmes. Pour aller vers notre plein potentiel et briser le plafond de verre, il faut prendre conscience de ces schémas de pensée et mettre un terme à l’autosabotage.

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Comment ? Les obstacles sont psychologiques et sociétaux, et peuvent nous limiter dans notre ascension.

Cerner les freins, internes ou externes, qui nous empêchent d’aller vers la réussite, c’est déjà la moitié du chemin.

Savoir dire non arrive en conséquence de cette prise de conscience. Ce petit mot si difficile à dire est la garantie du respect de nos valeurs et nos besoins.

Croire en soi est une autre étape, et ce sentiment de confiance se travaille au quotidien, dans la posture, la gestuelle, la prise de parole, etc. Il s’agit aussi de savoir saisir les opportunités, d’oser passer à l’action, et de ne plus chercher à être parfaite pour justifier sa présence à tel ou tel poste. Le coaching peut vous accompagner vers l’expression de votre plein potentiel.

Ne plus percevoir certains domaines ou métiers comme féminins ou masculins. On ne s’en rend pas forcément compte, mais à force d’entendre “le directeur”, “l’expert”, “l’homme d’affaires”, ces métiers socialement valorisés sont mentalement intégrés comme masculins. C’est peut-être aussi pour cela que dans les métiers du management et de la gouvernance, on ne trouve que 10 % de femmes, alors qu’en début de carrière, elles représentent 40 % des embauches.

Enfin, briser le plafond de verre est parfois vécu comme une compétition de femmes dans un milieu masculin. Parce que dans l’imaginaire collectif, au top de la hiérarchie, il y a beaucoup d’hommes, et une ou deux exceptions féminines. Donc on se bat pour cette place, alors qu’il faudrait se battre ensemble pour accéder à plusieurs places. Faire sa propre place, et non prendre celle d’autrui. Il ne s’agit donc pas de singer des hommes et d’écraser les femmes pour s’imposer. Le cliché des femmes qui se mettent des bâtons dans les roues, cette compétition inter-féminine n’a pas de sens, car le challenge est ailleurs et il est systémique. L’idée n’est pas de faire alliance contre les hommes, mais de s’unir, toutes et tous à égalité, contre les stéréotypes et le sexisme ordinaire. C’est cette bienveillance, facteur d’empowerment, que je nous souhaite en ce 8 mars, nous femmes, nous mères, nous épouses, nous sœurs.

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Osons être nous, Osons être vraie et osons exprimer notre puissance et nos rêves.