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Quand le travail est un plaisir – quel est le secret des passionnés ?

S’il n’est pas indispensable d’être passionné par son travail pour être heureux, c’est un avantage non négligeable. Source d’énergie, la passion nous emporte dans un “flux” créatif irrésistible, gage d’épanouissement personnel. Et le travail devient pur plaisir.

La passion au travail, ça existe ?

Oui, certains métiers allient travail et passion. On pense naturellement aux professions artistiques et créatives mais tout autre métier peut représenter bien plus qu’une activité rémunératrice pour celui qui l’exerce. Un travail passionnant est tout simplement un travail qui nous ressemble, où nous pouvons exprimer notre potentiel, et qui nous nourrit en retour.

 

Choisissez un travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.

Confucius

La passion est alors cet élan émotionnel qui nous envahit pour nous pousser au maximum de nos possibilités. Elle est guidée par nos envies profondes. À ne pas confondre avec l’ambition qui, elle, est motivée par l’ego. Si les ambitieux sont nombreux, les passionnés se font plus rares.

En milieu professionnel, on pourrait l’assimiler à une grande capacité de travail motivée par une soif inextinguible de comprendre et d’apprendre, un désir de réalisation personnelle. En résulte une capacité de concentration énorme, et un détachement de la temporalité : le temps passe vite pour les passionnés lorsqu’ils sont affairés à ce qu’ils aiment faire. Il est donc naturellement plus facile d’avoir une routine agréable lorsqu’on est passionné. À l’inverse, lorsqu’on n’est pas en adéquation avec ce que l’on fait, on le vit comme une obligation, un devoir.

Le travail est une nécessité intérieure pour les passionnés, et non plus une contrainte. On ne perd plus sa vie à la gagner, mais on s’épanouit pleinement dans ce que l’on fait. Les passionnés n’ont d’ailleurs pas l’impression de travailler ; ils font ce qu’ils aiment, tout simplement. Dans ces conditions optimales, ils ne comptent pas leurs heures, et la fatigue est reléguée au second plan.

La théorie du flow

Cette capacité de focus extrême, le psychologue hongrois Mihály Csíkszentmihályi l’a appelée le flow, un nom qui lui a été inspiré par des patients décrivant le fait d’être totalement absorbé par une occupation comme s’ils étaient emportés par flux d’une rivière. C’est ce qui arrive lorsque vous êtes investi à 100% dans ce que vous accomplissez, comme en immersion.

Les émotions positives jouent un grand rôle dans ce genre de moment hors du temps, sans stress, sans questionnements de l’ego. On reconnaît le flow à l’extase qu’il procure pendant l’activité, mais aussi au fait de s’oublier, de ne pas voir le temps passer. Tout est fluide et fait sens. La motivation est décuplée par cette expérience gratifiante car on a le sentiment de s’améliorer un peu plus à chaque fois. C’est une caractéristique essentielle du flow : la tâche doit être en adéquation parfaite avec nos capacités. Sans cela, soit on s’ennuie car c’est trop facile et sans challenge, soit on est submergé. Pour faire l’expérience du flow, il suffit de rechercher cet équilibre entre compétences et défi.

Si vous vivez ce genre de moment de bonheur dans votre milieu professionnel, c’est que vous êtes très satisfait par votre travail, et qu’il vous correspond pleinement. Si ce n’est pas le cas, peut-être que vous n’êtes pas vraiment à votre place ou qu’il vous manque quelque chose. Mais peut-être aussi que le travail ne représente pas quelque chose d’important dans votre épanouissement personnel, et que vous vous réalisez dans d’autres choses de la vie.

Trop de passion tue la passion

La passion est un avantage indéniable en milieu professionnel, mais pas une condition absolue de bonheur. Non maîtrisée, elle prend des proportions démesurées, empiétant sur la vie de famille, la sociabilité et les loisirs. Et ce sont les proches qui en souffrent. C’est d’ailleurs à l’étymologie du mot qu’il faut remonter pour comprendre que la passion peut vite basculer dans la souffrance, passio signifiant souffrance en latin.

Les personnes passionnées par leur travail peuvent être elles-mêmes en souffrance, par exemple lorsqu’elles s’investissent énormément pour peu de gratification en retour.

Enfin, se définir uniquement par son travail, le considérant comme seule source de reconnaissance, peut être dangereux pour la santé mentale… Nul n’est à l’abri d’un changement imprévu, et de la chute brutale qui va avec lorsqu’on est trop impliqué. Chaque individu est bien plus que son métier, et le flow est partout, dans tous les domaines.